David Haggerty Imago / PANORAMIC

À moins d’un an des élections, l’Américain David Haggerty apparaît affaibli, alors que débute ce mardi la phase finale de l’épreuve centenaire.

Les prochaines élections de l’ITF auront lieu à Cancun au Mexique en septembre 2023. Et David Haggerty, en place depuis sept ans, apparaît affaibli à l’heure de briguer un troisième et ultime mandat. S’il avait été réélu dès le premier tour lors de l’assemblée générale de l’ITF en 2019, l’Américain n’a pas soigné sa populaire depuis et ne fait plus du tout l’unanimité dans le petit monde du tennis.

À découvrir

Il vient d’ailleurs de subir un nouveau gros camouflet. Les associations membres de la Fédération internationale de tennis ont voté contre son projet de récupérer la gouvernance du padel international (FIP), qui développe sa discipline depuis 31 ans, le lundi 14 novembre lors de l’assemblée générale annuelle de l’ITF qui se tenait à Glasgow.

Les fédérations nationales membres de l’ITF ont ainsi voté majoritairement contre. À l’image de la France. Luigi Carraro, le président de la Fédération internationale de padel n’a pas caché son soulagement : «C’est une victoire pour l’indépendance et l’intégrité du sport, pour nos joueurs, pour les fans de padel, et pour toutes les institutions à travers le monde du sport qui promeuvent et protègent l’indépendance des autres instances sportives. Nous remercions toutes les fédérations nationales de tennis qui ont défié leur propre fédération internationale et ont apporté leur voix en faveur du padel.»

En France, la FFT coordonne la pratique du padel en lien étroit avec la FIP. « Je demande à l’ITF de se concentrer uniquement sur le tennis et d’améliorer la Coupe Davis », a tweeté Gilles Moretton, président de la FFT. Un tacle très clair au président de l’ITF plus que jamais fragilisé.

Responsable des réformes drastiques de la Coupe Davis et le Fed Cup, Haggerty subit un nouvel échec avec cette tentative avortée de récupérer le padel dans le giron de l’ITF. Et alors que débute aujourd’hui à Malaga la phase finale de la Coupe Davis, les critiques fleurissent plus que jamais sur l’épreuve centenaire – qui depuis 2019 et l’arrivée du groupe Kosmos de l’ex footballeur Gerard Piqué – n’en finit pas de tâtonner. Pour la Fédération internationale (ITF), en difficulté financière, les millions promis par Kosmos avaient été une aubaine inespérée.

Le groupe de Piqué avait offert une dotation totale estimée à 22 millions d’euros pour la première édition. Le pays vainqueur touchant quatre fois plus (2,1 millions d’euros) que dans l’ancienne formule. En raison, notamment, de la pandémie, le prize money a baissé en 2021 et en 2022, le modèle économique de l’épreuve reste fragile, même si Rakuten, le géant du commerce électronique et partenaire titre des deux premières éditions a finalement continué l’aventure. Mais, concernant les droits télé, le nerf de la guerre, c’est plus que jamais le flou.

Les grandes chaînes ne se bousculent pas pour mettre en avant cette nouvelle Coupe Davis qui a perdu de son éclat et qui devrait se disputer devant des tribunes presque vides à Malaga en l’absence des stars. Seuls deux membres du top 10 sont présents cette semaine. Pas de quoi, a priori, redorer le blason de l’homme fort de l’instance internationale de la petite balle jaune….