Sans Rafael Nadal et le numéro 1 mondial Carlos Alcaraz, ni la Serbie de Novak Djokovic, la phase finale de la Coupe Davis encore aménagée en 2022 ne réunit que deux joueurs du top 10, de mardi à dimanche à Malaga (Espagne).

Tenante du trophée, la Russie de Daniil Medvedev et Andrey Rublev est, elle, exclue de la compétition par équipes en raison de l’invasion de l’Ukraine, comme pour son pendant féminin, la Billie Jean King Cup (ex-Fed Cup). Ont rendez-vous en Andalousie les huit équipes qualifiées à l’issue de la phase de groupes organisée mi-septembre dans quatre villes européennes : Espagne, Croatie (finaliste sortante), Canada, États-Unis, Italie, Australie, Allemagne et Pays-Bas. C’est la première fois depuis l’abandon du format historique de la Coupe Davis en 2019 que les deux étapes de la nouvelle phase finale imaginée sont dissociées.

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Nadal et Djokovic absents de l’ensemble de la campagne 2022, et Alcaraz blessé (déchirure abdominale début novembre), les deux seuls représentants du top 10 attendus à Malaga sont Félix Auger-Aliassime (6e), pour le Canada, et Taylor Fritz (9e), pour les États-Unis. Deux des joueurs en forme du moment, mais qui risquent d’arriver à bout de souffle : le premier a été titré trois fois en trois semaines en octobre, le second s’est invité en demi-finales du Masters samedi.

Si l’énergie ne leur fait pas défaut tout au bout de la saison, «FAA», associé à Denis Shapovalov (18e), et Fritz, à Frances Tiafoe (19e), demi-finaliste de l’US Open en septembre, ont les moyens de soulever le Saladier d’argent. Comme la Croatie de Marin Cilic (17e), seul vainqueur de Grand Chelem engagé.

Canadiens et Américains s’affronteront en demi-finales à condition d’écarter respectivement l’Allemagne et l’Italie, avec Matteo Berrettini mais sans Jannik Sinner, en quarts de finale jeudi. De l’autre côté du tableau, l’Australie est opposée aux Pays-Bas en ouverture mardi (à partir de 16h00), et l’Espagne à la Croatie le lendemain. A domicile, mais au même moment que l’entrée en lice de la «Roja» au Mondial de foot au Qatar, face au Costa Rica.

«C’est sûr que j’aurais préféré être N.2 ou N.3 espagnol parce qu’ils auraient été prêts à jouer, on est plus fort avec eux», admet Pablo Carreno (13e), propulsé N.1 espagnol en l’absence d’Alcaraz et Nadal, N.1 et N.2 mondiaux. «Mais je pense qu’on peut jouer un très bon tournoi avec Roberto (Bautista, 21e), et pourquoi pas le gagner une nouvelle fois, comme en 2019.» «Nous avons la chance d’avoir d’autres joueurs au niveau pour gagner», confirme le capitaine espagnol Sergi Bruguera. Chaque rencontre, jusqu’à la finale dimanche, consiste en deux simples suivis d’un double.