Reversée dans le même groupe que l’Allemagne, «a priori plus forte», l’Espagne avance avec une équipe sans grande star, mais compte sur «un groupe solide» selon l’attaquant du Paris SG.

L’Espagne se présente au Mondial avec une équipe sans véritable grande star… Est-ce que cela change quelque chose dans votre préparation ?
Pablo Sarabia : Notre force, c’est le groupe. On a un très bon groupe. On s’entend tous très bien, les jeunes, les vétérans… Il y a une très belle symbiose entre nous. Je ne m’aventurerai pas à donner le pourcentage de chances que l’on a d’aller au bout… Mais j’espère qu’on ira au bout. Notre idée, c’est d’y aller match après match et de se qualifier pour la phase à élimination directe en tant que premier de notre groupe, tout en sachant que le premier match sera fondamental. Et ensuite, on va y aller pas à pas. Il peut se passer mille choses pendant un Mondial.

Vous êtes dans un groupe avec l’Allemagne… Qui part favori ?
A priori, ils sont plus forts. Mais on est au Mondial, toutes les équipes ont fait ce qu’il fallait pour être là. Nous, on a notre idée du jeu, on sait que l’on doit être acteurs avec le ballon, on doit bien les faire bouger d’un côté à l’autre, bien occuper les espaces. Et être réalistes. Si on crée notre propre jeu et on fait ce que l’on sait faire, on aura plus de chances de gagner. Après, il y a pas mal de sélections fortes. Le Brésil est l’une d’entre elles, évidemment. Et moi, j’ai l’impression que la France est toujours là aussi…

Les spécificités de ce Mondial, disputé au Qatar et en hiver, vous affectent-elles ?
Ce sera un Mondial différent. Il arrive en plein milieu de la saison, mais on doit s’adapter, on ne peut rien dire en ce sens, ce sera la même chose pour tout le monde. On s’est préparé au mieux pour arriver dans les meilleures conditions possibles. On a fait la même préparation que d’habitude, pour arriver au pic de forme. Après, nous, on joue là où on nous dit de jouer. Et ce sera bien ainsi. On fera notre travail, qui est de jouer au football. On ne pense pas à ce genre de choses (revendications extra-sportives, NDLR). On ne pense qu’à jouer.

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