L’organisation du Tour de France relève un défi logistique quotidien pour établir à l’arrivée de chaque étape un espace sécurisée pour des coureurs qui déboulent à pleine vitesse afin de couper la ligne (ici, à Gap, en 2019) . Thomas Maheux

RÉCIT – «Une arrivée, c’est grosso modo mille deux cents voitures et cent vingt 38 tonnes», raconte Stéphane Boury, responsable des sites d’arrivée du Tour depuis 2016.

Tour de contrôle. Posé sur la ligne d’arrivée, dont il est le responsable chez Amaury Sport Organisation, l’organisateur du Tour, Stéphane Boury, occupe une place de rêve pour tous les fans de la Grande Boucle. Mais dans le torrent de bruit, de tension et de passion qui déferle, il ne voit «jamais qui gagne. Le moment de stress maximum arrive quand la course est à 20 km. Je fais dégager toute la ligne pour que ce soit propre et je garde un œil sur tout, pour que quelqu’un ne sorte pas de nulle part, en faisant attention à ceux qui ont des revendications. J’en ai plaqué un il y a deux ans, à l’arrivée de La Roche-sur-Foron, il est sorti derrière les deux premiers. Je me suis dit: “S’il passe à droite, je le cravate.” Je l’ai plaqué, je l’ai soulevé et je l’ai embarqué.»

Le Polonais Michal Kwiatkowski et l’Équatorien Richard Carapaz (Ineos), qui paradaient pour les photographes, ne se sont rendus compte de rien. Un militant écologiste a, de la même façon, accompagné la victoire de Remco Evenepoel…

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