Interrogée sur les dotations financières accordées lors de l’Euro Féminin, la sélectionneuse de l’équipe de France a préféré botter en touche.

«Les dotations financières de l’UEFA ne me regardent pas», a déclaré lundi Corinne Diacre en réponse à la polémique sur les faibles montants qui seront versés lors de l’Euro féminin, la sélectionneuse de l’équipe de France vantant toutefois les «moyens» fournis par sa Fédération.

«Les dotations financières de l’UEFA ne me regardent pas. Ce que je peux vous dire, c’est que la Fédération (française) nous donne tous les moyens dont nous avons besoin pour bien nous préparer», a répondu la patronne des Bleues en conférence de presse à Clairefontaine, où la sélection tricolore prépare le tournoi.

La confédération européenne a prévu de verser 2,08 millions d’euros à l’équipe lauréate de l’Euro féminin (6-31 juillet), selon le journal L’Equipe, un chiffre très inférieur aux 28,5 M EUR touchés l’été dernier par l’Italie après son sacre dans l’Euro masculin. La Fédération française de football, dirigée par Noël Le Graët, reverse 30% de la dotation globale de l’UEFA aux joueuses et à l’encadrement technique (Diacre et ses deux adjoints), soit le même mécanisme que celui utilisé chez les garçons.

1,6 million d’euro de perte en cas de non qualification pour les demi-finales

«Les dotations de l’UEFA, ça ne regarde que le président de la Fédération et le service financier. En tout cas, de notre côté, je peux vous assurer qu’on a tout ce qu’il nous faut pour bien nous préparer et surtout pour atteindre je l’espère l’objectif qui est le nôtre», à savoir gagner la finale le 31 juillet à Londres, a insisté Diacre.

Samedi, le vice-président de la FFF Philippe Diallo a indiqué que les sommes engagées pour l’équipe de France féminine à l’Euro ne seraient même pas couvertes en cas de titre.

La participation des Bleues au tournoi représente «2,9 millions de dépenses» et, en cas d’élimination en quarts de finale, cela représenterait «une perte de 1,6 M EUR pour la fédération», a-t-il dit lors de l’assemblée générale de l’instance. «Dans cette compétition, même si vous gagnez sportivement, vous ne gagnez pas économiquement», a-t-il résumé. Interrogée sur le montant des primes versées aux féminines, comparées à celles des garçons, Diacre a affirmé lundi n’avoir «pas d’avis sur la question. Je suis payée aujourd’hui pour préparer une équipe à aller chercher ce premier titre qui nous manque tant et je suis focalisée là-dessus».

L’équipe de France, au palmarès encore vierge, figure parmi les équipes favorites pour l’Euro féminin, qu’elle débute le 10 juillet contre l’Italie.