Le sélectionneur du XV de France revient sur la victoire face au Japon et se félicite du travail accompli en trois ans.

Que retenez-vous de cette victoire face au Japon ?

Fabien Galthié : Il y a beaucoup à dire… D’abord la victoire dans un match pas facile face équipe très présente dans les zones d’affrontement et qui met beaucoup de vitesse dans son jeu. Si on ajoute des conditions météo difficiles à maîtriser… Même si nous avons toujours eu une marge au score, les Japonais nous ont posé des problèmes, avant de finir la rencontre un peu plus confortablement…

Qu’avez-vous pensé de la prestation de Matthieu Jalibert, entré au relais de Romain Ntamack dès la 56e minute ?

Il fait une très, très bonne entrée. Tout ce qu’il a fait, il l’a bien fait. Que ce soit au pied et à la main. Son alternance a donné de l’air à notre équipe. Il avait bien analysé la situation pour une entrée limpide, très propre. Il confirme qu’il a retrouvé son niveau. Il a répondu présent à chacune de ses entrées en jeu, et de manière très efficace.

Regrettez-vous, dès lors, de ne pas l’avoir titularisé ?

Je n’ai pas du tout de regret. Ça fait partie de notre vision de la complémentarité entre Romain et Matthieu sur cette compétition. On n’a pas la science infuse mais on ne s’est pas trompé. On voulait construire l’équipe sur la continuité et réintégrer Matthieu après une saison pratiquement blanche avec nous. Donc pas de regrets mais des confirmations et des satisfactions.

Vous enchaînez une treizième victoire. Qu’est-ce que cela représente ?

Le fruit d’un travail de trois ans, avec la complicité du staff et de tous les joueurs porteurs du projet, des clubs qui les accompagnent, du public qui pousse derrière nous et qu’on sent très présent. C’est une dynamique.

Qu’il faut conserver jusqu’à la Coupe du monde, dans dix mois…

Notre objectif est d’arriver le plus fort possible à la Coupe du monde. Par le passé, on a souvent préparé ce rendez-vous différemment. Pour nous, l’échéance est là, mais on prépare toutes les autres avec le plus de sérieux. Il est important d’être toujours compétitif quel que soit la saison et l’adversaire. Pour arriver à la Coupe du monde avec le plus de victoires, de podiums, de titres, et un ranking de Top 3 mondial. Pour l’instant, on est en phase. Mais, chaque fois qu’on termine une compétition, on se tourne vers la suivante. La suite, pour nous, c’est un stage à Cap Breton fin janvier pour préparer le match contre l’Italie, notre premier du prochain Tournoi des six nations.

Propos recueillis en conférence de presse