Le comité d’organisation de la Coupe du monde 2023 en France met en place de nombreuses mesures concrètes en matière de responsabilité sociale, d’inclusion et de développement durable.

Dans les locaux de l’Académie du Climat, à Paris, le comité d’organisation de la Coupe du monde 2023 a présenté ce mardi son plan d’action pour «léguer un héritage social et environnemental». «Notre ambition est d’organiser une compétition à impact positif, a souligné le DG de France 2023, Claude Atcher. Nous avons établi de nouveaux standards en matière de responsabilité sociale, d’inclusion et de développement durable pour un grand événement sportif international.»

Cette Coupe du monde marque une nouvelle ère, une nouvelle manière d’aborder les événements sportifs

Pierre Rabadan, adjoint aux sports à la mairie de Paris

Quatre engagements «forts» ont ainsi été annoncés : «agir pour une économie durable et circulaire ; s’engager pour l’éducation, la formation et l’emploi ; réduire l’impact sur l’environnement ; soutenir l’inclusion et l’accessibilité». Dans ce but, quinze projets «innovants» sont lancés afin d’apporter «les preuves concrètes» de ces engagements. «Nous voulons avoir un impact positif sur la population, sur le pays et sur le sport, insiste Claude Atcher. Notre ambition tient en trois mots : responsabilité, exemplarité et combat.»

«Par le passé, il y avait une moindre attention des organisateurs sur ces enjeux. France 2023 sera une référence en matière de politique RSE, s’est félicité Pierre Rabadan, adjoint aux sports à la mairie de Paris. Cette Coupe du monde marque une nouvelle ère, une nouvelle manière d’aborder les événements sportifs.» Un satisfecit partagé par Serge Orru, le président de l’Académie du Climat, qui prône une «économie du moindre impact sur l’environnement, le climat et la planète».

«Nous sommes certains que la raison d’être d’un événement sportif est d’être ancré dans les problématiques sociétales, résume Claude Atcher. Nos partenaires, les collectivités et d’autres encore s’associent à nous pour que cet événement soit exemplaire. Avec des engagements concrets.» Et de citer quelques exemples : lutter contre le gaspillage alimentaire, collecter les mégots qui seront dépollués et transformés en bancs (offerts ensuite aux clubs amateurs) ou encore remettre des médailles recyclées (à partir des métaux de téléphones et autres produits électroniques collectés par Orange, sponsor officiel de la compétition, dans les clubs de rugby) aux joueurs des trois équipes qui termineront sur le podium de cette Coupe du monde.

Evidemment, certaines conséquences sur l’environnement sont plus compliquées à réduire. Ainsi 70 à 80 % du bilan carbone de la Coupe du monde 2023 proviendront de l’acheminement des équipes et des quelque 800.000 supporters étrangers attendus en France. Impossible de demander aux Néo-Zélandais ou aux Australiens de venir en bateau plutôt qu’en avion… Mais, une fois sur place, une «une mobilité plus douce» sera privilégiée : déplacements en train ou en bus électrique. «On s’engage à réduire notre bilan carbone le plus possible. Et quand ce n’est pas possible, on le mesurera et on le résorbera, promet le DG de France 2023. Une équipe d’experts et de responsables d’associations y veillera.» Plus globalement, un cabinet de conseil spécialisé «mesurera et publiera l’impact» de ce plan d’action.