Alors que Ferrari vient de ressusciter le nom Testarossa pour une hypercar hybride ultra moderne, beaucoup se demandent encore ce que vaut la Testarossa originelle des années 80 lorsqu’on la possède vraiment, jour après jour, loin des posters et des vitrines de collectionneurs…
Ferrari Testarossa : une supercar des années 80 face au quotidien
Un passionné, propriétaire d’un rare exemplaire blanc depuis un an, a justement partagé sur Reddit son expérience sans filtre, des plaisirs aux galères, en passant par l’odeur dans l’habitacle et la consommation de carburant. Son verdict tient pourtant en un seul mot…
Lancée en 1984, la Ferrari Testarossa s’est imposée comme l’une des supercars les plus marquantes de son époque. Son long capot plat, ses énormes prises d’air latérales striées et son moteur V12 en position centrale arrière, capable d’approcher les 290 km/h, en ont fait une véritable icône, encore instantanément reconnaissable aujourd’hui.
Quatre décennies plus tard, ce propriétaire d’une Testarossa blanche a décidé de raconter ce que donne réellement la conduite de ce “poster car” au XXIe siècle. Il l’utilise régulièrement, dans le froid comme dans la chaleur, et s’est amusé à relever tout ce qui marque au volant, du comportement de la boîte de vitesses à la température de l’habitacle, pour livrer l’avis d’un détenteur d’une Ferrari Testarossa que beaucoup d’amateurs attendaient.
Ferrari Testarossa : quelles faiblesses à prendre en compte ?
C’est d’abord la boîte manuelle qui l’a marqué à l’usage. “Quand il fait froid, la deuxième est inutilisable”, a raconté le propriétaire sur Reddit (voir ci-dessous). La mécanique réclame un vrai temps de chauffe, sous peine de vitesses récalcitrantes, un trait bien connu des sportives anciennes.
Même constat pour la gestion de la climatisation et du chauffage : “Deux températures : volcanique et arctique”, a-t-il lancé dans la vidéo, résumant un habitacle rarement tempéré et plutôt extrême selon les conditions.
L’expérience ne se limite pas à ces détails mécaniques. Le conducteur évoque aussi la direction, la chaleur qui remonte depuis le moteur placé derrière les sièges et l’odeur très particulière qui se dégage dans la cabine, autant d’éléments qui rappellent que l’on est dans une supercar des années 80.
Côté budget carburant, il estime que la consommation se rapproche de celle d’un Hummer, un clin d’œil qui illustre la gourmandise du V12 à chaque accélération. En revanche, le son du moteur reste pour lui l’argument numéro un, un rugissement pur qui colle parfaitement à la ligne agressive de ce coupé ultra large.
Ferrari Testarossa : un avis de propriétaire sans appel
Après un an à vivre avec ces caprices de diva, le propriétaire arrive pourtant à une conclusion très simple. Malgré les vitesses capricieuses à froid, la gestion de température hasardeuse et la soif de carburant, il décrit sa Testarossa comme tout simplement “magnifique”, estimant que, quoi qu’il puisse se passer, cela reste une Ferrari Testarossa.
Autrement dit, le caractère et le prestige du modèle prennent le dessus sur les contraintes, surtout pour quelqu’un qui a longtemps rêvé de cette voiture. Son témoignage a déclenché une vague de réactions enthousiastes chez d’autres passionnés de la marque. “Joyeux anniversaire de voiture. Vous deux êtes faits l’un pour l’autre ! Bravo“, a commenté un internaute.
“Génial. Tu sembles vraiment apprécier le caractère absolu de ton bébé”, a ajouté un autre. “C’est à partir de la Testarossa que j’ai commencé à aimer les Ferrari ! Tu as beaucoup de chance d’en avoir une !”, a réagi un troisième passionné.
Pour beaucoup de fans, ces petites imperfections et ce tempérament bien trempé participent justement à l’aura unique de la Testarossa. Elle reste chargée d’émotion, même après un an à en mesurer les limites au quotidien… et vous, seriez-vous tentés ?
A fun vid to mark 1 year of ownership
byu/blueman1030 inFerrari
