Ce samedi 15 janvier, cela fera 113 ans que Jean Bugatti, designer automobile renommé et fils d’Ettore Bugatti, est né. Plus précisément, en 1909 à Cologne, en Allemagne. Son nom complet, Gianoberto Carlo Rembrandt Ettore Bugatti, lui a été donné en l’honneur des racines italiennes de son père. Il en a plus tard dérivé son nom français de Jean. Au moment de sa naissance, Ettore était employé en tant que chef du département de production de Deutz AG, un fabricant de moteurs à essence basé à Cologne.

Une passion née à Molsheim

La passion de Jean pour les voitures est apparue au cours de son enfance. Lorsqu’Ettore a ouvert son usine de fabrication à Molsheim en janvier 1910, Jean s’est mis à passer le plus clair de son temps dans l’atelier et parmi les installations de production. Adolescent, son talent s’est développé sur les bases de l’artisanat et des compétences acquises à Molsheim. À partir de la fin des années 1920, les expertises combinées de Jean et Ettore Bugatti ont imposé le nom de l’entreprise comme l’un des plus célèbres de l’industrie auto. Puis, en 1936, à l’âge de 27 ans seulement, Jean s’est vu remettre les clés de la marque de son père, prêt à mener Bugatti vers un avenir prospère.

Le sens du style

En plus des technologies automobiles de pointe, Jean avait une passion pour le design de voitures. Avec un œil pour la forme et l’esthétique, il a créé des formes intemporelles qui ont influencé l’industrie automobile pour plusieurs décennies. Il a conçu ses premiers véhicules pour Bugatti à l’âge de tout juste 21 ans. En 1926, Ettore Bugatti a présenté la Type 41 Royale, caractérisée par son incomparable puissance et son intérieur opulent.

Deux ans plus tard, il a conçu la Type 41 Royal Roadster Esders, longue de six mètres, pour le fabricant de textiles Armand Esders. Comme ce dernier ne souhaitait conduire sa voiture que de jour, les phares ont été supprimés, ce qui a représenté une contribution évidente à une plus grande élégance. Les variantes de la Type 46, de la Type 55 et de l’Aérolithe sont également nées des coups de crayons de Jean Bugatti.

La pièce de résistance : la Type 57 Atlantic

La création la plus célèbre de Jean Bugatti a été en 1936 la Type 57 Atlantic : un coupé aux formes fluides et à l’aileron riveté unique, affleurant la route sous lui. Cette hypersportive incarne le message porté par les trois piliers de Bugatti : vitesse, luxe et élégance – avec une attention particulière pour l’esthétique. Aujourd’hui, ce modèle est considéré comme l’un des coupés sportifs les plus exclusifs et de plus grande valeur au monde.

Seules quatre Atlantic ont jamais été construites, dont deux seulement sont encore dans leur condition d’origine à ce jour. La deuxième de ces quatre Atlantic est la Bugatti Type 57 SC, fabriquée pour Jean lui-même et entrée dans l’histoire en tant que « La Voiture Noire ». Présumée perdue durant la Seconde Guerre mondiale, cette voiture mythique a disparu sans laisser de trace depuis 1938. Sa disparition reste l’un des plus grands mystères du monde automobile.

Une fin tragique

Jean Bugatti décéda malheureusement le 11 août 1939, à l’âge de 30 ans, dans un accident de voiture à Duppigheim, non loin de l’usine Bugatti. Obligé de faire une embardée pour éviter une collision avec un cycliste lors d’une course d’essai, il a été mortellement blessé dans l’accident. Un petit monument a été érigé en son honneur sur le lieu de l’accident. Non loin, au château Saint Jean et sur les terres de Bugatti, à Molsheim, l’héritage de Jean et de son père, Ettore, continue de vivre aujourd’hui encore.

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