DÉCRYPTAGE – Avec son ambitieux projet Race(Her), l’écurie française veut se donner les moyens de confier un volant à une femme dans quelques années.

Dans ses statuts, la Formue 1 est un championnat mixte pouvant accueillir en piste des hommes et des femmes. Mais dans les faits, la réalité est toute autre. En soixante-douze ans d’existence, le Championnat du monde de Formule 1 a vu défiler 885 pilotes, 6 seulement étant de sexe féminin, avec des apparitions très souvent éphémères. Si les portes du paddock commencent à s’ouvrir pour des postes à haute responsabilité managériales au sein de certaines écuries (Monisha Kaltenborn a été promue team manager de Sauber entre 2012 et 2017 et Claire Williams de l’écurie éponyme entre 2013 et 2020), la grille de la discipline reine reste, elle, donc massivement gonflée à la testostérone.

Le paddock est un espace pavé de bonnes intentions sur l’accession des femmes à des volants. Dirigeants et stars de la discipline, comme Lewis Hamilton, ont plusieurs fois encouragé leur arrivée au plus haut niveau. Mais derrière les déclarations convenues devant les caméras, les actes restent encore trop rares…

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