Caroline Garcia. Panoramic

La n°1 française, écrasée par l’événement, n’a pas pu mettre son jeu en place. Éliminée par la Polonaise Magda Linette, elle est tombée de haut.

Éliminée en 8es de finale de l’US Open, Caroline Garcia a reconnu avoir eu du mal à gérer son nouveau statut de favorite et souligné en conférence de presse, dans des propos rapportés par l’AFP, que son incapacité à «aller de l’avant» lundi n’était «pas une vraie surprise» compte tenu des tours précédents.

Comment ressortez-vous de ce match ?
«Je suis très déçue. Tu rentres sur le court pour faire un bon match, essayer d’aller chercher la victoire et ce n’est pas ce que j’ai réussi à faire malgré pas mal d’opportunités dans le premier set. J’ai eu du mal à garder mes émotions sous contrôle et à mettre mon jeu en place et me libérer vers l’avant. Mais on ne va pas dire que c’est une vraie surprise de ne pas avoir réussi à le faire aujourd’hui. J’ai eu du mal à le faire dans mes matchs précédents et j’ai gagné souvent en me battant. Aujourd’hui, ça n’a pas suffi, l’autre a été solide et est allée chercher son match aux moments importants. Aujourd’hui, ce qui n’a pas été fluide dans mon jeu m’a coûté cher».

D’où vient votre frustration ?
«Ce qui est embêtant, c’est que je n’arrive pas à me libérer, à mettre mon jeu en place, à aller vers l’avant. Je ne suis pas beaucoup montée au filet… Et c’est ça qui me chagrine le plus».

Étiez-vous plus anxieuse que vous ne le paraissiez en dehors du court ?
«Il y a ce qu’on montre et ce qu’on garde pour soi… Ces derniers jours à l’entraînement, c’était plus décontracté. Mais au début, c’était hypertendu. Ceux qui étaient avec moi tout le temps le sentaient et sur les matchs ça se voyait que j’étais tendue, à cran sur certains trucs. Mais quand j’ai bien joué, c’est aussi parce que j’avais mes émotions et que j’y mettais mon cœur. Dans ce tournoi, ça m’a coûté».

Votre statut de favorite vous a gêné ?
«Oui, je pense. C’est un des paramètres avec lesquels je suis moins à l’aise. Il faut que j’arrive à travailler dessus pour mieux le gérer. Il y a la pression que tu te mets toi-même par rapport à ce que tu as envie de faire. Généralement, quand le classement monte, ça monte avec. Mes propres attentes sont assez hautes et peut-être que je me tire une balle dans le pied».

Avez-vous franchi un cap depuis un an ?
«Il y a des choses positives quand même ! Quand tu arrives avec un meilleur classement, une demi-finale à l’US Open, tu as envie de vivre ces moments, ces grands matchs. Il y a eu des matchs compliqués, contre Leylah Fernandez, Laura Siegemund, et ces victoires sont des points positifs. Aujourd’hui, le niveau produit ne suffisait pas».

Vous allez pouvoir vite oublier et passer au tournoi suivant, chez vous à Lyon ?
«Non… une défaite en Grand Chelem, quel que soit le tournoi suivant, est difficile à digérer. J’ai la chance de jouer à Lyon, à la maison, un tournoi qui me tient très à cœur, mais il va falloir passer la déception. Si j’ai besoin de temps pour digérer, c’est comme ça…»

Cette défaite en 8es en Australie est-elle plus décevante que celle en demies à l’US Open ?
«Là tout de suite, franchement, c’est PAREIL !»