L’Américain Tommy Paul lors du duel fratricide contre son compatriote Ben Shelton en quarts de finale de l’Open d’Australie, mercredi. MARTIN KEEP/AFP

Tommy Paul, qui défiera Novak Djokovic en demi-finales de l’Open d’Australie, ce vendredi à Melbourne, symbolise le retour au premier plan des États-Unis, qui renaissent à l’ambition après des années de disette.

À l’ombre d’un passé glorieux, le tennis américain a, ces dernières années méthodiquement investi pour tenter de retrouver son lustre d’antan, profitant des derniers feux de la légendaire Serena Williams pour exister en attendant la suite. Bourses d’études, subventions d’équipes, opérations de détection et de séduction, formations dans des centres à San Diego, Orlando, Washington ou New York pour des jeunes de 10 à 18 ans ont constitué les étages de la reconstruction d’un sport qui, aux États-Unis, recense 23,6 millions de licenciés, vante les mérites d’un art de vivre à tout âge et cultive le goût de l’excellence, célébré par un spectaculaire retour au sommet. Si Andy Roddick s’inscrit toujours comme le dernier Américain vainqueur d’un Grand Chelem (US Open 2003), les États-Unis, longtemps après les années de rêve partagées par John McEnroe et Jimmy Connors, puis Pete Sampras et Andre Agassi, sont redevenus une nation de tout premier plan.

Vainqueur d’un inattendu duel 100% américain contre…

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