Au Cap, lors de la demi-finale de l’United Rugby Champion­ship, le 11 juin, les Stormers ont disposé des Irlandais de l’Ulster, après avoir éliminé les Écossais d’Edimbourg en quart de finale, le 4 juin. GALLO IMAGES/Getty Images via AFP

ANALYSE – Cinq franchises venues d’Afrique du Sud disputeront les Coupes d’Europe la saison prochaine. Si la symbolique est forte, et fait grincer des dents, sportivement, ce sang neuf suscite la curiosité. Débat.

Contre

Une perte d’identité

C’est le principal reproche fait à l’arrivée de ces provinces sud-africaines. Comment continuer à parler de coupes d’Europe alors qu’une franchise de Johannesburg, Pretoria ou Durban peut être sacrée en mai 2023 à Dublin? «Je ne suis pas du tout, du tout, favorable à l’arrivée de l’Afrique du Sud. Ce n’est plus la Coupe d’Europe», cingle Vincent Merling, le président du Stade Rochelais couronné cette saison. Le capitaine du Racing 92, Henry Chavancy, est tout aussi réticent.

«Je ne vois pas ça forcément d’un très bon œil. Rien que l’idée de me dire que les Stormers peuvent être champions d’Europe, je trouve cela étonnant, un peu spécial. On a une belle compétition et je comprends que d’autres pays ou clubs veuillent la rejoindre. Mais je pense que cela risque aussi de dénaturer l’intérêt ou, en tout cas, l’histoire de cette compétition…» Le futur manager toulonnais, Pierre Mignoni, qui a peur en avion, va plus loin que son cas personnel pour dénoncer cette innovation…

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