À 40 ans, la légende américaine va s’offrir un nouveau come-back à Londres.

Pas de Roger Federer à Wimbledon cette année, mais la légende vivante Serena Williams foulera bien à partir de lundi ou de mardi les courts de Church Road pour sa… vingtième participation. C’est par un post Instagram qu’elle a annoncé son retour mi-juin. «SW (pour Serena Williams, NDLR) et SW 19 (le code postal de Wimbledon). C’est un rendez-vous ! On se voit là-bas», a écrit, sous une photo de ses chaussures de tennis sur le gazon, l’ancienne numéro un mondiale. La championne de 40 ans a logiquement reçu une invitation de la part des organisateurs. Un an après son dernier match conclu par un triste abandon, en raison d’une blessure à une cuisse, au premier tour de … Wimbledon face à la Bélarusse Aliaksandra Sasnovich (100e mondiale) L’Américaine revient aux affaires dans son jardin anglais favori. La retraite attendra encore un peu, pour la celle qui aura 41 ans en septembre et qui a été fortement perturbée par les blessures ces dernières années, notamment au tendon d’Achille, à l’épaule, aux ischio-jambiers et à la jambe l’été dernier.

Retombée à la 1208e place mondiale, la femme aux 23 titres du Grand Chelem en simple, 16 en double et quatre médailles d’or olympique (dont le simple en 2012) ne vient pas faire de la figuration à Londres où elle s’est imposée à sept reprises entre 2002 et 2016. Finaliste des éditions 2018 et 2019, il semble improbable toutefois qu’elle aille chercher les 24 sacres du Grand Chelem de Margaret Court, elle qui ne s’est plus imposée dans un tournoi du Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2017.

Pour retrouver un peu le rythme de la compétition, la cadette des Williams a fait son retour à la compétition, en double, sur le gazon d’Eastbourne, où elle a réussi à remporter deux matches, bien accompagnée il est vrai par la Tunisienne Ons Jabeur, nouvelle numéro 3 mondiale et sacrée récemment à Berlin. Cette dernière l’a « lâchée » en déclarant forfait avant la demi-finale en raison d’un genou douloureux. Serena, elle, semble en forme même si bien sûr, elle a manqué de vitesse dans ses déplacements lors de ses deux matches de reprise mais la puissance est toujours là. La soif de vaincre aussi.

Wimbledon respectant désormais totalement la logique des classements ATP et WTA, comme pour les autres tournois du Grand Chelem, la Californienne ne va pas bénéficier d’un statut de tête de série à Church Road. Et elles sont nombreuses celles qui souhaitent éviter l’Américaine sur leur route. A commencer par la numéro 4 mondiale Paula Badosa qui a déclaré : « Bien sûr, je ne veux pas jouer contre elle. J’espère que le tirage au sort ira à une autre joueuse, car personne ne veut jouer contre Serena et encore moins sur gazon ». La numéro 7 mondiale Karolina Pliskova est plus sceptique : « Je pense que ce sera difficile, même super difficile pour elle, peu importe le type de joueuse qu’elle est. N’importe qui a besoin de temps. ». Au printemps dernier, l’intéressée confiait à la chaîne américaine CNN : « Je n’ai pas terminé. Je n’ai pas tout fait, sinon, je l’aurais déjà fait (prendre sa retraite). C’est aussi simple que ça. Je ne sais pas… Peut-être que j’aurais déjà dû y arriver (aux 24 titres du Grand Chelem en simple). J’ai eu tellement d’opportunités. Mais je n’abandonne pas ».